Activité de traduction

Tommaso Di Dio

Traduction de Tua e di tutti,
du poète italien Tommaso Di Dio,
aux éditions en ligne Recours au poème
Extrait de Tua e di tutti
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Traduction de la pièce de Marco Calvani, Roba di questo mondo, Les petites affaires de ce monde,
jouée pour la première fois en juin 2012 au festival de Spoleto, avec Andréa Ferréol dans le rôle principal.
www.andrea-ferreol.com

 

Giorgio Cittadini

Extraits de Giorgio Cittadini Il pensiero di Ulisse, publié en traduction seule
dans la revue Les Archers, printemps 2009
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Extrait de Giogio Cittadini, Lettere a Dibì, Lettres à Dibi,
Phoenix, n° 1, janvier 2011
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Extraits de Luigia Sorrentino, Inizio e fine, Début et fin, parus dans la revue Phoenix, n° 25, printemps 2017

per tutta l’estate gli alberti piansero
sangue vischioso
l’occulto si era disciolto sulla corteccia
bruna

venne a renderci omaggio
l’opacità delle cose ultime

l’ultima stagione ci lasciò
in un’ angoscia secca
eravamo caduti nell’ordine
della fine

tout l’été les arbres pleurèrent
un sang visqueux
l’occulte s’était dissout sur l’écorce
brune

vint nous rendre hommage
l’opacité des choses dernières

la dernière saison nous laissa
dans une angoisse sèche
nous étions tombés dans l’ordre
de la fin

Extraits de Edith Bruck, In difesa del padre, Pour défendre le père, parus dans la revue Po&sie, n° 156, 2016

Sembra che esisto
la gente mi sorride
mi chiama con un nome
non mio
mi guardano
capiscono quando apro bocca
in una lingua
non mia
mi parlano
dicono cose
sul mio conto
e non mi conoscono
sul passaporto
sono coniugata
ma sto sola
ho un indirizzo
e avrò una sepoltura
dove non c’è tomba
su cui piangere
sembra che esisto
lavoro respiro
sento che il portiere
mi saluta.

Il semble que j’existe
les gens me sourient
ils m’appellent avec un nom
qui n’est pas le mien
ils me regardent
ils comprennent quand j’ouvre la bouche
dans une langue
qui n’est pas la mienne
ils disent des choses
sur mon compte
et ne me connaissent pas
sur mon passeport
je suis mariée
mais je suis seule
j’ai une adresse
et j’aurai une sépulture
là où il n’y a aucune tombe
sur laquelle pleurer
il semble que j’existe
je travaille je respire
j’entends le concierge
qui me salue.

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